SARS-COV-2 : ERREUR HUMAINE OU SELECTION NATURELLE

Depuis maintenant plusieurs mois, le virus responsable de la pandémie CoVID-19 se propage, entraînant la planète, ou plutôt l’humanité, dans une situation inédite. Ce virus qui était encore inconnu en novembre 2019 fait aujourd’hui l’objet de tous les regards. Mais d’où vient-il ? comment un tel virus en est-il venu à infecter l’humain si subitement ? La recherche en virologie dans le monde est une discipline exercée par de nombreux laboratoires. Dans ce cas, n’est-on pas en droit de se demander s’il ne s’agirait pas d’une erreur, produit d’une expérience qui aurait échappé au contrôle des chercheurs ?

Un mot sur ce virus

Le virus fait partie de la famille des coronavirus, il y en a 7 connus aujourd’hui ayant une pathogénicité chez l’humain, et corona signifie couronne qui rappelle l’image du virus observé au microscope électronique. Celui qui cause la pandémie actuelle s’appelle le SARS-CoV-2, pour Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2. On l’appelle comme ça en raison des effets cliniques qu’il induit, et c’est le deuxième connu. Quant au terme CoViD-19, c’est le nom de la maladie provoquée par ce virus, pour CoronaVirus Disease 2019, puisqu’elle a été découverte en 2019.

Une analyse scientifique qui traite la question de la possible erreur de laboratoire

Il s’agit d’une correspondance qui a été publiée dans le journal Nature Medicine, le 17 mars 2020, dont les auteurs s’interressent à l’origine du SARS-CoV-2, et précisément s’il s’agit d’une erreur humaine, donc qui aurait été commise en laboratoire.
Chez le SARS-CoV-2 spécifiquement, il y a deux mutations intéressantes qui concernent une protéine ancrée à l’enveloppe virale. La première mutation fait que le virus va s’attacher à une protéine humaine, c’est pour ça qu’il est très pathogène chez l’humain. La deuxième mutation concerne un site qui va non seulement lui faciliter l’entrée dans la cellule hôte, mais aussi entrer en interaction avec le système immunitaire de l’hôte.
Ce qui est dit dans l’article en synthèse, c’est que pour arriver à ces mutations spécifiques, l’hypothèse de l’erreur humaine est improbable car le fait que la première mutation corresponde si bien à la protéine humaine ne peut pas être le fruit du hasard ; pour en arriver là, il aurait fallu designer un virus et le mettre spécialement en contact avec la protéine humaine reconnue par ce virus. Un tel protocole qui aurait « fabriqué » un tel virus n’a jamais été rapporté dans aucune étude. En revanche, si ce n’est pas le fruit du hasard, les auteurs expliquent que c’est le résultat d’une sélection naturelle par mutation du virus au contact de l’hôte.
Le deuxième argument s’appuie sur l’observation de la deuxième mutation, c’est-à-dire le site qui entre en interaction avec le système immunitaire. Ce genre de mutation permet au virus de se protéger contre le système immunitaire de l’organisme hôte. Donc c’est un mécanisme adaptatif de défense. Ce que les auteurs disent, c’est que, en référence à ce qui a déjà été observé, une telle mutation ne peut arriver que lorsque le virus est en contact avec le système immunitaire, puisqu’il s’agit d’un mécanisme adaptatif. Et donc ça ne peut pas arriver en culture cellulaire. Là encore, les auteurs avancent que la seule explication est une sélection naturelle par mutation.

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